3.2.11


On trouve des écritures de ce genre dans tous les coins de rues du Togo. elles sont pleines de sens et parfois bizarres. Souvent, on lit ça devant des magasins, des ateliers et même sur les taxi-brousse. Tout tourne autoure de Dieu. On se demande alors si les Togolais sont plus croyants? Visiblement oui, car les églises sont toujours pleines et ils sont toujours bien habillés. Mais face à certaines choses, on doute de leur foi. Ils sont pour la plupart malheureux et on pense que c'est peut être la réponse de Dieu à leurs actes. Ils sont combien à se donner l'amour, à faire des oeuvres des bienfaisance? Ils lisent peut être la bible, mais ils sont presque tous à l'école de "fais ce que je dis et non ce que je fais". On doit se ressaisir, les simples écritures ne changent rien en notre faveur chez Dieu, car Dieu aussi sait que l'habit ne fait pas toujours le moine.

Sondou du Togo

LEA SAIT FAIRE TOUT

La sœur Léa est capable de beaucoup de choses pour mettre à l’aise ses enfants. Au-delà de ses activités professionnelles, elle fait de petits trucs parallèles lui permettant d’avoir de petites économies pour les besoins de la famille. A cet effet, elle bouge beaucoup. Léa est d’abord une religieuse laïque et infirmière de formation. Dans le cadre de sa profession d’infirmière, elle voyage beaucoup dans les campagnes pour consulter et suivre des malades. C’est une “infirmière de terrain “ si nous pouvons le dire ainsi. Attention, Léa est aussi “commerçante“ et “éleveuse“. Comme toute maman responsable doit faire, elle cherche tout le temps les moyens nécessaires pour pouvoir habiller et nourrir ses enfants. Commerçante parce qu’elle est revendeuse du charbon de bois, du maïs, du sorgho. Elle les achète au cours de ses voyages dans les fermes où c’est mois cher. A la maison la Vieille est chargée des ventes. C’est en fait elle la gérante. La Vieille est une octogénaire seulement que sur le papier car dans ses manières de travailler ou d’agir, le constat est tout simple ; elle est toujours dynamique comme on pouvait dire qu’elle a une soixantaine. Comparée à Léa, on dira que « un chien n’accouche pas d’une chèvre » comme pour dire « telle mère telle fille ». A l’entrée de chez Léa, un papier est placardé à la porte et donne le message suivant :

EN VENTE ICI DU :

- JUS

- MIL

- MAÏS

- CHARBON

- YAOURT

C’est quand même impressionnant. Eleveuse en ce sens qu’elle a à la maison un troupeau de chèvres et un couple de canards. Elle élève aussi des chiens qui sont chargée de la sécurité de la maison. Pour conclure, on peut dire que Léa est une bonne élève de la culture occidentale. Beaucoup d’Occidentaux savent faire beaucoup de choses à la fois même s’ils parlent de bricolage. Gaby, Alain, Benoit savent faire au-delà de leurs professions, les montages de films pour le premier, la menuiserie et la maçonnerie pour le deuxième, l’électricité pour le troisième. Alors une seule leçon à retenir : Le développement ou la réussite dans la vie ne se donne pas. Ca s’acquiert.

Sondou du Togo

2.2.11

VIVRE CE N’EST PAS RESPIRER, C’EST AGIR »


La famille RUELLE a très bien compris cette belle leçon de Rousseau. Et c’est à travers les actes. Pour la première fois que cette famille vient au complet chez Léa, le programme a été très énorme. Arrivés chez Léa le 21décembre 2010 pour un séjour de 10 jours, Alain et Cathy RUELLE plus leurs deux filles (Mathilde et Jeanne) n’avaient pas attendu longtemps pour mettre à exécution ce programme. Après les embrassades, Léa, ses enfants et leurs hôtes consultèrent ensemble les résultats scolaires du premier trimestre des enfants. Ils n’étaient pas bons pour François et Shérita. Alors, Mathilde (comme elle sait le faire puisse qu’elle est enseignante) et Jeanne devaient s’en occuper très rapidement pour remonter la pente. Léa avait réparti les tâches ; Mathilde travaille avec Shérita et Jeanne avec François. Ils avaient travaillé dans les calculs et en français. Outre ce travail de mise à niveau qui avait concerné les deux enfants, les Yovos avaient appris à tous les enfants beaucoup d’autres choses notamment le dessin et les notions de civilités. On note aussi à l’actif de la famille RUELLE pour le compte de cette visite, l’installation des étagères dans les chambres des enfants qui y rangent désormais leurs vêtements et cahiers. Grâce aussi à cette famille, un "tableau année“ a vu le jour chez Léa. En fait c’est un tableau qui porte les douze mois de l’année avec les noms et dates anniversaires de tous ceux entourent Léa ; aussi bien les Yovos que les Africains. Le but est de permettre à tous les membres de la grande famille Léa de connaître la date de naissance de tout un chacun et se souhaiter un joyeux anniversaire le moment venu. C’est très génial comme idée. Le réveillon de noël et le jour même de noël ont été aussi des dates de grands événements. D’abord pour le réveillon, ils avaient commencé par la messe de circonstance qui était organisée au village SOS. Au retour, Léa et les quatre Yovos organisèrent un réveillon spécial pour les enfants. Il avait eu lieu au salon de Léa où tous s’étaient rassemblés. La soirée avait été fantastique car la fête avait commencé après la prière dirigée par la religieuse de tous et les échanges de vœux pour la nouvelle année qui s’annonçait. La viande était abondante mais il fallait s’arrêter à un moment donné pour continuer le lendemain. Et justement la fête avait continué le jour de noël. La cour était très petite pour contenir les enfants et les invités. Tout le monde avait mangé, bu, chanté et dansé à sa mesure. Toujours chez Léa, Alain, Cathy RUELLE et leurs filles avaient distribué comme à l’accoutumée des cadeaux aux enfants et trouvé des solutions à beaucoup d’autres problèmes notamment en électricité en bois de chauffe. Aujourd’hui nous pouvons compter la famille RUELLE parmi les bonnes volontés qui luttent contre le mal du siècle : le SIDA. En effet, lors de son séjour au Togo, elle s’est faite entendre sur ce plan dans un village au cours d’une réunion avec une cinquantaine de jeunes filles et garçons. Le village a pour nom Lassa. Le thème de la réunion était « Comment lutter contre les IST/VIH-SIDA et les grossesses non désirées ? » Il s’agissait au cours de la rencontre de rappeler les différentes voies de transmission du VIH, comment faire pour l’éviter et de comment se comporter si on est séropositif. Il a été conseillé aux jeunes de faire très attention dans leur vie amoureuse car une grossesse mal venue compromet les chances de réussite dans tous les domaines. Les échanges étaient très fructueux et les Yovos avaient exprimé une note de satisfaction. Le meeting avait pris fin avec le partage de petits livrets sur le sida et de préservatifs aux jeunes. Toujours dans ce village, ils avaient fait un don de stylos à une centaine d’enfants qui chantent dans la chorale des Saints Innocents de l’église catholique de la localité. Leurs œuvres ont été immenses dans un délai très court. Ils ont visité malgré cet emploi de temps chargé, les familles d’Alain et de Rachel. Dix jours avaient passé, il fallait rentrer, on ne voulait du tout pas mais on n’avait pas le choix. C’est dans cette peine qu’Alain, Cathy, Mathilde et Jeanne avaient pris le bus le 30 décembre pour Lomé où ils devaient prendre l’avion le même jour. Il n’avait donc pas été facile ni pour les Yovos ni pour les enfants. Le seul moyen était de se donner rendez-vous dans au plus un an et demi. Les RUELLE ont travaillé au Togo comme pour dire aux Togolais qu’il n’y a rien de plus intéressant au monde que de partager son amour avec ses emblables.
Sondou du Togo

1.1.11
















La famille Ruelle de Champagne vient de rentrer du Togo et nous transmet de sympathiques photos (cliquez sur la photo pour l'agrandir) toutes fraîches de Kara et les voeux de la part de LEA et ses enfants.
Cathy nous a ajouté un beau texte de Jacques Brel.

Nous en profitons pour vous souhaiter aussi une belle année 2011.
Et merci pour vos dons de 2010 !

12.12.10

Sur cette photo, nous avons le Dr Philippe AUPLAT et son collègue AMANGA dans leur bureau.

Sondou du Togo

CONSULTER EN AFRIQUE
Cette expérience, le médecin cardiologue Dr Philippe AUPLAT de Dijon (France) l’a faite cette année du 06 au 18 novembre. En effet, un an après son premier voyage au Togo, l’humanitaire convaincue Anne-Marie BEAUDOUVIE revient sur ses pas. En rappel, Anne-Marie était au Togo l’an passé pour l’inauguration de la maison construite par l’Association LEA TOGO pour les enfants. Elle faisait partie d’un groupe de neuf autres humanitaires convaincus de naissance. Comme le disait l’autre et ce qui est d’ailleurs vrai, « Ceux qui se ressemblent s’assemblent ». Ils étaient sous la conduite du Président de l’Association Olivier JEANNIER. Pour son amour et son sens élevé d’humanisme, il était élevé au rang de personnes honorables ; une distinction ou élégance morale qu’il partage sans nul doute avec tous les autres membres de l’association. Mais cette fois-ci, c’est par son initiative personnelle qu’elle a décidé de revoir Léa et ses enfants. Elle était accompagnée du Dr Philippe AUPLAT qui est médecin cardiologue à Dijon en France. Celui-ci, après ses multiples services humanitaires dans plusieurs autres pays de la planète, avait jeté son dévolu sur le Togo cette fois-ci. Même si les autorités togolaises de la santé ont pris du temps pour signer son accréditation, le Dr Philippe n’avait jamais perdu espoir car il s’avait qu’il pouvait compter sur la capacité diplomatique de Anne-Marie BEAUDOUVIE. Deux semaines durant, le Dr Philippe a fait des consultations gratuites au Centre Hospitalier Universitaire de Kara. Du premier au dernier jour, l’affluence a été grande devant le bureau réservé au médecin français. Cette affluence montre jusqu’à quel point les Togolais souffrent et meurent étouffés par la pauvreté dans certains cas et par les conditions de travail dans d’autres. Le Dr Philippe a consulté 183 patients au CHU de Kara et tous les enfants de Léa. Les pathogènes sont divers. On note entre autres les problèmes cardiaques et de la tension artérielle. C’est ici le lieu de rappeler aux autorités togolaises que le développement d’un pays repose d’abord sur une main d’œuvre qualifiée et valide. Alors pour garantir celle-ci, il faut sans chercher loin une « assurance santé » de la population. Mais le constat est parfois amer. Nous devons dire sans ambages que le secteur de la santé au Togo est bancal pour ne pas dire malade. On note généralement le retard ou l’absentéisme du personnel soignant, le mauvais accueil des patients, le manque de spécialistes dans certains domaines. En 1995, on comptait un médecin pour 12992 habitants et un lit d’hôpital pour 752 habitants. Depuis là, on note seulement quelques maigres améliorations jusqu’à ce jour. Ce n’est ni une accusation ni un témoignage à la barre d’une cour de justice contre l’Etat togolais, mais c’est un appel à une prise de conscience qui est lancé aux dirigeants s’il faut les appeler ainsi. Ce n’est d’ailleurs pas une excuse aux paresseux qui manquent de moyens pour se soigner car avant tout l’hôpital vie de moyens financiers. Alors évitons de laisser souvent tout sur le dos de notre pauvre pays mal géré. “Aide-toi et le ciel t’aidera“. Le Dr Philippe est reparti, l’on se demande ce que deviennent les dizaines de personnes qui rentraient le dernier jour les larmes aux yeux parce que n’ayant pas été consultées par le docteur français et de surcroît gratuitement. Dans de son travail, le Dr Philippe était assisté du Dr AMANGA ou quelques fois d’un infirmier pour servir d’interprète. Le Dr Philippe AUPLAT pourra donner ses impressions sur les deux de consultations au Togo dans la partie “commentaires“ de cet article. Anne-Marie BEAUDOUVIE et le Dr Philippe AUPLAT ont été rejoints une semaine après par un autre groupe de trois “yovos“ de France. Il s’agit d’Armelle CARASCO qui est directrice d’une association d’insertion de personnes en état de chômage ; de Didier et Stéphane qui sont entrepreneurs. Si le docteur passait ses journées à l’hôpital, les autres les partageaient entre lire un bouquin, faire des courses au marché ou faire faire leurs devoirs aux enfants. Au grand marché de Kara, Anne-Marie a appris à marchander les tomates, les oignons et autres. Elle a été une bonne élève de Léa dans ce domaine. Mais nous regrettons le fait qu’elle ne pourra pas mettre en pratique cette façon d’acheter car rien ne se négocie dans les magasins et supers-marchés en France. Cela reste quand-même un acquis de son voyage au Togo. Du côté des enfants, Anne-Marie et Armelle étaient les institutrices des soirs. François, Alain et Rachel gardent sans nul doute un bon souvenir d’Anne-Marie car durant ces deux semaines, ils étaient non seulement à jour à l’école avec leurs devoirs, mais aussi ils comprenaient mieux ou davantage leurs leçons. Un seul instant, un seul fait, une seule tête et Armelle ne regrette pas son voyage. La tête c’est bien celle de Marcelin alias “Colonel“. Marcelin est l’un des enfants de Léa qui souhaite faire carrière dans l’armée. Armelle était très contente d’avoir fait la connaissance d’un garçon comme celui-ci qui est toujours pensant, qui aime les défis et intelligeant. Son seul souci, c’est de pouvoir intégrer le collège militaire. Bonne chance à toi cher Marcelin. Au dernier jour de leur séjour, les bienfaiteurs de France rendent visite à une école de non-voyants située à l’entrée sud de la ville de Kara. Ils avaient dans leur véhicule un sac de riz de 50 kg, des casquettes et des t-shirts. Le soir après le ballet et les petits cadeaux des enfants aux Yovos, vint le moment des conseils et des souhaits. C’est ainsi que Anne-Marie, Armelle, Dr Philippe, Didier et Stéphane finirent leur séjour au Togo tout en promettant revenir l’année prochaine. Mais avant 2011, Léa et ses enfants se préparent pour accueillir la famille Ruelle au grand complet du 19 au 30 décembre. Merci à vous tous qui pensez nuit et jour à Léa et à tous ses enfants. Qu’ils profitent pour apprendre les bonnes habitudes car le Togo aura besoin d’eux dans peu.
Sondu du Togo

18.11.10


BONJOUR

Les calendriers LEA TOGO 2011 sont arrivés.
N'hésitez pas à vous en procurer un !
Ils représentent une part importante du soutien financier pour l'éducation des enfants.
Donc cette année encore nous avons besoin de votre achat pour écouler le stock.
A noter, qu'en plus des calendriers "Togolais" avec les enfants, ont aussi été imprimés des calendriers avec pour thème soit le village des Gras, soit le village de Grand-Combe.

Lieu de vente : en principe VIVAL et La Poste aux Gras, et Tabac de Grand-Combe.
Egalement chez Dany et Gaby Jeannier - 9 Les Saules 25790 Les Gras - 03 81 68 47 78

MERCI D'AVANCE.


Les tonneaux sont bien arrivés

Après être passé entre plusieurs mains ici en France puis après avoir navigué par container sur l'Océan Atlantique pour être réceptionné...