(Les Enfants d’Afrique, Tous Offrez votre Générosité aux Orphelins !) Cette association locale basée aux Gras (Doubs) a pour objet d’apporter un soutien financier et matériel direct à Sœur LEA Magnan, Infirmière Togolaise en charge (en plus de son travail) de l’éducation d’enfants orphelins ou maltraités au Togo à Kara. Cette association a aussi pour objet la compréhension entre les peuples à travers échanges et correspondances entre enfants du Togo et enfants de France.
10.7.11
5.7.11
Nous avons appris le dimanche 26 juin par LEA, la terrible nouvelle du décès de Bénédicte.
Trois semaines à Kara, après deux passées à Lomé, ça fait du dépaysement...! Là-bas, l'air est moins pollué, il y a moins de gens, il fait moins chaud... Mon travail à la bibliothèque d'Agoé m'a permis de rencontrer un tas d'enfants. âgés de 2 à 18 ans. Cependant, je n'ai pas entrtenu avec eux des liens ausi forts qu'avec les enfants de Léa, car je ne vivais pas H24 avec eux, et surtout, ils étaient trop nombreux pour que je les connaisse véritablement (des jours d'affluence ils sont 80!).
Les enfants de Léa... Elle m'a considérée comme tel durant ces trois semaines. Une fois, nous étions parties au marché ensemble et elle a été interpellée par des dames qui voulaient me marier avec leurs fils. Léa a alors rétorqué: "Mais ma fille n'est pas à marier!". La première semaine passée, je me suis sentie chez moi, "dans ma famille". J'aidais du mieux que je pouvais (et surtout quand ils me laissaient faire) à certaines tâches quotidiennes. Tous les soirs, je faisais du soutien scolaire aux enfants, on se réunissait à l'étage, dans les appartements des invités. Chérita, Alain, Kossi, Rachou étaient des abonnés, Romaric, Jacqueline et Adèle venaient à leur guise, Bernadette et Bénédicte me demandaient de les aider soit en Physiques-Chimie, soit en Anglais. Ces moments-là étaient très importants pour moi, j'ai vu combien certains attachaient beaucoup d'importance à l'école et étaient réellement motivés pour réussir, Alain voulait venir avec moi en France et faire des études de médecine...
Mes autres moments favoris étaient le soir, quand les plus petits sont censés dormir, mais restent éveillés car ils osnt fascinés par ce que disent les plus Grands. Je venais souvent voir les garçons, ils sont très drôles. Une fois, on avait tous joué à "1, 2, 3 Soleil" durant des heures, vers le "puits" avec les filles et les garçons.
J'ai eu aussi la chance de suivre Léa dans des villages avec son équipe médicale très sympathique. Ils distribuaient le traitement pour les personnes séropositives (trithérapie), et les consultaient. Ce sont les mêmes personnes, et cela depuis quelques années. Léa et ses collègues ont pu revendre les médicaments à un prix très bas grâce au financement de l'église Catholique qui prend en charge sur chaque médicament 75%. Le malade ne paye seulement 25%... A la fin de la journée, ils distribuent des céréales gratuitement, puisque en venant au centre, ils ont perdu une journée de travail.
Léa et son équipe vont une fois par mois dans ces deux villages. A Niamtougou, il y a beuacoup de patients, dans l'autre village dont j'ai oublié le nom, qui est à plus de 100 Km de Kara, il y a peu de personnes finalement. D'ailleurs on est tombé en panne, c'était drôle, heureusement on était à côté d'un marché où on a pu manger un peu. Jean m'a gentiment traitée de "Kangana", la sorcière dans une série télé.
Deux dimanches de suite, j'ai accompagné les enfants à la messe. Pas du tout l'ambiance d'ici, c'était quelque chose de joyeux à la fois et de spirituel. Du Gospel plein les oreilles aussi. Je me souviens que le dimanche 15 Mai, il y avait foule dans ce bâtiment de béton, tous les jeunes étaient venus pour prier pour la réussite à leurs épreuves de Bac (les 1ères er les Terminales). Certains s'endormaient durant la cérémonie, normal, à 6h30... Rachel s'est endormie, la tête sur mon épaule, Germaine n'arêtait pas de gesticuler, Romaric et Chérita s'étaient assoupis... Et moi je ne comprenais pas très bien quand il parlait en Kabié... Assez comique, ce matin-là.
Je suis aussi allée au Bénin avec Béné-la-grande-girafe. On a attendu 2heures qu'un taximan remplisse son véhicule et partir à la ville la plus proche. Le Bénin finalement c'est le Togo, avec plus de musulmans...
Je me suis rendue aussi à Pia, là où certains enfants de Léa vont en vacances, vers la maman de Romaric (j'ai vu son petit frère). Ils nous ont offert du Tchouk, à Béné, Madeleine et moi (elle n'avaient pas cours).
J'aimais aussi partager avec eux des moments simples, comme aller chercher des feuillages pour les chèvres sur le bord de la route (j'avais peur que Papa et Daniel tombent de l'arbre), ou encore jouer avec eux au foot, à la tomate devant la maison, accompagner Kossi, Chérita et Alain chercher Romaric et Jacqueline à la fin de leur épreuve de CPD, ou encore cuisiner avec eux des gâteaux, faire sauter des crêpes (Marcelin était aux anges), attendre que le pop-corn saute dans la poêle, préparer le foufou, aller chercher de l'eau dans le puits...
Les moments magiques, c'est quand ils me parlaient de leur famille, de leur vie avant l'orphelinat, leurs souvenirs. J'ai vu où Alain habitait avant, et je me rend compte pourquoi il travaille si bien à l'école, car il a vécu quelques années sans aller à l'école... C'était le jour où Léa m'a conduit dans les montagnes de Kara, là où le paysage est verdoyant et magnifique, et qu'elle m'a présentée à son frère Nicolas, son neveu..., et le lieu de son enfance.
Ce que j'aimais aussi, c'était apprendre le Kabié avec eux (bon, ils m'ont aussi appris des mots grossiers, mais chut), et leur raconter ma vie en France: non, je ne tape pas mes frères et soeurs, oui je prépare à manger comme vous, non je n'ai pas redoublé, oui je ne ressemble pas à une française blanche, oui il y a des tonnes de supermarchés,...
Quand Léa travaillait la semaine à l'hôpital, je mangeais le midi avec les enfants, et j'adorais ça. Je leur faisais goûter mon assiette (bon, à partager en 20 parts c'est pas très pratique, mais je me débrouillais toujours pour que chacun ait une part).
Je ne pourrais sûrement pas résumer ces trois semaines sur quelques pages, c'est bien trop court pour partager tous ces moments.
J'en garderai que des souvenirs magnifiques. et surtout, j'ai hâte de finir les études pour les revoir... Dechen.
13.6.11
1.6.11

4.5.11
Clicker sur la photo pour l'agrandirBNP PARIBAS CHEZ LEA
Attention, j’imagine que ce titre va créer le doute chez beaucoup de personnes et elles se poseront des questions comme celles-ci : que cherche cette grande banque de France chez Léa ? Est-ce que Léa y est actionnaire ? Etc. S’il vous plait, posez la balle à terre. C’est très simple. En effet, depuis le 09 avril 2011, Léa et ses enfants ont reçu la visite de 38 jeunes français. La fin du séjour est prévue pour le 06 mai. Ces jeunes lycéens de France sont issus d’un Comité d’Entreprises de la banque BNP PARIBAS. Venant tous de la zone de vacance Paris-Bordeaux, ils sont divisés en trois groupes et encadrés par huit animateurs. Il s’agit de Christine qui est la directrice, Marine, Camille, Fiona, Pedro, Laura, Sonia et Josselin. Pendant un mois, en raison de 10 jours de séjours par groupe, les jeunes ont visité et apprécié les richesses culturelles et touristiques du Togo et du Bénin. Le circuit a été le même pour tous les groupes. La plus grande partie du temps est passée aux côtés des Léa et des ses enfants à Kara. Mais avant Kara, ils ont fait la visite de la maison des esclaves à Agbédrafo, de la ville historique de Togoville, de la capitale Lomé avec ses différents sites touristiques à savoir : le grand marché, le marché des fétiches, le village artisanal, etc. Au capital des visites de cette colonie de vacances, on note aussi Kpalimé avec son beau paysage et ses belles cascades et l’orphelinat d’Apédokoué. A Kara, les vacanciers ont eu d’abord l’occasion de découvrir la grande famille Léa. Entre les jeunes “Yovos“ de Christine et les “Blacks “ de Léa, c’était une question d’amitié et d’échanges culturels dans une ambiance de fête et de joie. En ce qui concerne les Français, ils ont appris à jouer aux djembés, les fameux tambours qui composent l’orchestre des enfants dirigé par Bénédicte. Outre le djémbé, les jeunes ont appris à cuisiner sur le feu de bois. A ce niveau, il fallait être courageux parce que cette cuisine demande à supporter les flammes et la fumée. Toujours chez Léa, les Français ont assisté à la cérémonie de première communion de Robert et de Jean-Marie. Ils profitèrent pour voir comment la messe est célébrée au Togo surtout que celle-ci avait eu lieu dans une campagne. Ils ont pu mesurer la vivacité qui règne dans les églises en Afrique où les fidèles chantent et dansent au rythme des tambours. Mais ce n’est pas tout ; ils ont aussi et surtout fait l’expérience de la fameuse “Heure africaine“. Prévue ce jour là pour commencer à 9 heures, la messe avait finalement commencé à 10 heures 30. L’attente a été longue, les gens commençaient à désespérer quand le Prêtre célébrant du jour fit son entrée surprise. On comprit alors tous que Jésus avait dit qu’il reviendra seulement on ne connaîtra ni l’heure ni le jour. Il faut donc être prêt et patient. Pour ce qui est des acquits des enfants, on note plein de choses. D’abord au niveau de l’école, ils ont eu l’aide des jeunes français pour traiter au mieux leurs devoirs de maison. Ils ont appris des jeunes de BNP PARIBAS la vie en groupe. Ils comprirent qu’entre eux doit régner un amour basé sur la tolérance et l’acceptation de l’autre. Christine, Marine, Pedro, Sonia et les autres animateurs enseignèrent aux enfants le sens du travail bien fait, l’honnêteté et la rigueur au travail. Ils ont aussi eu l’occasion de changer par moment leur habitude alimentaire. Des repas festifs étaient organisés certains soirs pour célébrer l’anniversaire de quelqu’un ou pour favoriser des échanges autour d’une table. Pour préparer ces repas, Marine n’hésitait pas à prendre place aux côtés de Bernadette la grande cuisinière. Même si son rôle était limité autour du feu, servir aux autres autour de la table était son point fort. La fin du repas était toujours marquée par une danse chorégraphique au son de la musique française dont les DJ étaient Pedro et Josselin. Sonia de son côté a fait des enfants de grands ingénieurs. Ils ont appris grâce à elle à fabriquer et à faire voler des fusées à eau. C’est une manière pour cette animatrice de réveiller en ces enfants des talents qui seraient endormis. La preuve, François qui commence à s’assagir a été le premier à faire voler plus haut sa fusée. Outre cette assistance pratique, les enfants bénéficièrent de beaucoup d’autres cadeaux notamment en cosmétique. Ce sont là les grandes lignes de ce qui a caractérisé le séjour des jeunes chez Léa. Mais ce n’est pas la fin de leur circuit. Sous la bonne conduite de Christine (la directrice) et de ses collaborateurs, ils ont fait aussi des incursions au grand marché de Kara, à la piscine de l’hôtel Kara et au pays temberma. Là, ils ont vu et admiré les magnifiques châteaux-forts des Bétammaribè. Il faut rappeler que c’est le seul site touristique du Togo qui est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. La fin du circuit est le Bénin. Dans ce pays les sites retenus pour la visite sont Ouidah et le parc de Pendjari. A Ouidah ils ont visité la "Porte de Non Retour". Ils visitèrent à Pendjari une faune multicolore composée d’éléphants, de singes, de biches, de panthères, de zèbres, d’antilopes, etc. A en croire Christine qui s’exprime quelques jours avant le départ du dernier groupe, les objectifs visés pour cette colonie de vacances ont été tous atteints. Selon elle les jeunes affirment avoir passé un super séjour dans une richesse culturelle avec beaucoup d’échanges très positifs. Ils trouvent que les Togolais en général et Léa associée à ses enfants en particulier, sont très accueillants et très sympathiques. Mais si ces Français n’ont exprimé que de bonnes impressions à l’égard des Togolais et de leur pays, on ne doute pas qu’ils soient frappés par le mauvais état des routes qui ne garantissent pas une sécurité dans la circulation. Il y a aussi les coupures intempestives de courant électrique et de l’eau. On comprend très mal pourquoi il faut faire des réserves d’eau quand bien même on a une pompe à la maison. La pauvreté grandissante dont les raisons sont partagées, les problèmes conjugaux comme les divorces, les abandons d’enfants et la malnutrition ont sans doute attiré l’attention de ces visiteurs. Il revient alors aux Togolais et à leurs dirigeants de se réveiller et prendre leur responsabilité chacun à son niveau s’ils veulent accroitre le nombre des visiteurs. Ils doivent retenir que la sagesse « aide toi et le ciel d’aidera » n’est pas vide de sens. Bernadette, Robert, Marceline, Romaric et Jacqueline passent au cours de ce mois un examen, nous leur souhaitons une bonne chance. La réussite sera synonyme de belles vacances cette année pour tous les enfants. Du courage chers candidats.
18.4.11

Les tonneaux sont bien arrivés
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