22.12.08




UN MOT DE CATHY et d'ALAIN après leur récent séjour chez LEA


Il m’aura fallu un petit débriefing avant d’écrire ces quelques mots sur notre séjour au Togo.
Cela fait 2 ans que nous étions allés là bas pour la 1ère fois et cela fait 2 ans que nous attendions impatiemment les retrouvailles avec les enfants.
Les retrouver certes mais aussi faire connaissance avec ceux que nous ne connaissions pas encore. Catherine et François (les 2 derniers arrivés) qui nous étaient apparus si tristes sur les photos de Léa et qui nous accueillirent avec d’immenses sourires et un traditionnel « soyez les bienvenus ».
Les « anciens » ont grandi, quelque fois en sagesse, en maturité mais aussi en malice. Bref, ils sont comme tous les enfants de la terre.
Les grands, Bernadette, Bénédicte, Marcelline, Marie-Reine et Robert sont très appliqués dans leurs tâches domestiques. Dès qu’ils rentrent du collège ou du lycée, ils ne s’ennuient pas et le soir ils peinent parfois pour fournir le travail scolaire.
Ils sont secondés à la cuisine par les plus jeunes mais certains se font un peu prier…
Pendant notre séjour, il y eut la récolte du maïs : Alain dans les champs avec Maman Léa, les plus grands et des personnes embauchées pour la circonstance.
Quant à moi (après une très brève expérience champêtre) je suis restée à la maison avec les petits et la Vieille pour l’égrenage. L’éventuelle rencontre avec un reptile dans les champs ne me séduisait pas plus que cela.
Egrenage qui s’est poursuivi durant tout notre séjour (bof). Des quintaux de graines séchaient sur le toit de la maison jusqu’après notre départ. La récolte a satisfait pleinement Léa. Il faut dire que les bouches sont petites mais les estomacs énormes… ils ont toujours faim !!!
Le maïs constitue l’essentiel de la nourriture. Lé récolte étant importante, le surplus sera vendu au moment de la pénurie (mai/juin/juillet) et le bénéfice de la vente permettra d’acheter d’autres denrées tout au long de l’année. Une gestion rigoureuse réglée de main de maitre.
Notre séjour nous a paru un peu long car Alain avait prévu de poser du carrelage dans les sanitaires de la construction. Malheureusement le manque de ciment a retardé considérablement les travaux et le gros œuvre n’était pas terminé à notre arrivée. Donc pas de carrelage = déception.
De mon côté, j’ai pu visiter quelques écoles primaires (catholique, publique et privée laïque). Il était très intéressant de voir le fonctionnement, la discipline, le programme scolaire, le comportement des enfants mais aussi des enseignants.
J’aurais aimé participer aux cours dans l’école des enfants. Mais le directeur n’y tenait pas plus que cela. Sans doute attendait-il quelques petits cadeaux supplémentaires (pas vraiment mon genre).
Les journées se passaient donc avec les enfants lorsqu’ils n’étaient pas à l’école, avec la Vieille et Claire, une jeune femme souffrante recueillie par la Vieille (Claire est originaire du village de la famille Magnan).
Léa qui s’était absentée 6 semaines auparavant était légitimement fort occupée par son travail au centre de soins.
Le soir, l’aide aux devoirs avec les enfants m’occupait un certain temps. C’est difficile de faire travailler 11 enfants de 5 cours différents. Ils n’ont pas tous été très coopérants et les pannes de courant quotidiennes n’arrangeaient rien.
Je n’ai jamais eu beaucoup de patience mais je me suis rendue compte que je n’avais vraiment plus l’âge de participer à l’éducation des enfants. J’espère qu’ils ne m’en voudront pas d’avoir quelques fois usé d’autorité avec eux.
Heureusement Sondou venait souvent nous rendre visite. Nous avons beaucoup apprécié les différentes discussions, les points de vue échangés. C’est un jeune homme adorable, courageux, gentil, courtois et cultivé. Nous lui souhaitons une brillante réussite dans ses études. Il le mérite vraiment.
Pour revenir à la construction, c’est vrai qu’il y eut beaucoup de retard mais durant notre présence, le ciment est arrivé et les travaux ont repris : dalle, enduit sur les murs intérieurs, pose des cadres de fenêtres et portes et commencement de la fosse septique.
Tout laisse présager d’une bonne suite et je sais pour avoir eu plusieurs fois Léa au téléphone depuis, que les travaux se poursuivent bien.
Après, il faudra aménager ces locaux et installer les enfants. Je pense que cela devrait arriver à la fin du premier trimestre 2009. A ce moment là, il y aura plus de place pour les enfants. Sans doute le petit Olivier (petit frère d’Alain) viendra-t-il rejoindre tout ce petit monde. Ce serait bien pour lui, cela le familiariserait avec la langue française avant l’entrée au CP.
Une heure avant notre départ nous avons fait connaissance avec Germaine, le petit bébé de Clarisse née au mois de juin. c’ est une petite fille magnifique mais j’aurais aimé la rencontrer beaucoup plus tôt. Tant pis.
Christ et Marie-Josée sont maintenant à Lomé chez leur maman Ida. Ils viennent à kara pendant les grandes vacances.
Résonnent encore dans nos oreilles mais surtout dans nos cœurs, les joyeux souvenirs de nos soirées musicales que nous ont offertes les enfants.
Les garçons sont des pros du djembé et les filles ne se font pas prier pour danser.
Depuis, chaque jour qui passe, nous ressentons le manque de Léa et des enfants mais chaque jour qui passe nous rapproche aussi de nos prochaines retrouvailles en 2009…
Cathy et Alain
21 décembre 2008

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