24.11.11



LE TRAVAIL DU MAÏS CHEZ LA SŒUR LEA

Le maïs constitue l’aliment de base pour la sœur Léa et ses enfants tout comme pour la plupart des Togolais. A cause des problèmes climatiques (retard et insuffisance des pluies) et du prix élevé des engrais (11000 fcfa le sac de 50kgs), le maïs est devenu l’un des produits qui coûtent chers sur les marchés du Togo. En période d’abondance le bol de maïs est à 400fcfa. Il coûte le double en temps de soudure. Ainsi le sac de 100kgs est vendu entre 16000 et 32000fcfa au cours de l’année. La sœur Léa et ses enfants par exemples consomment durant 12 mois 720 bols de maïs soit 18 sacs de 100kgs. Alors pour acheter ce maïs, Sœur Léa dépenserait entre 288000 et 576000fcfa. Pour écraser ce maïs, le bol est à 150fcfa. Donc la Sœur Léa dépense 108000f par an au moulin. En somme, pour nourrire ses 24 enfants Léa dépense en moyenne un démi million de francs cfa uniquement pour le maïs. Ainsi pour limiter ce coût et pouvoir faire face aux autres dépenses (autres denrées, habillement et santé), Léa a pris sur elle de cultiver elle-même son maïs. Au début de chaque nouvelle saison, elle et ses enfants assistés de quelques jeunes, cultivent leurs champs de maïs qui leur sont donnés hors de la ville. La récolte et l’égrenage de ce maïs sont assurés par la grande famille Léa. Dépuis deux ans Léa et ses enfants ont bénéficié de la part l’Association Léa Togo basée en France l'octroi d'une machine à égrener. Cette machine a prouvé son utilité car grâce à elle, les enfants travaillant sous la direction de la Vieille, finissent très rapidement les grands tas de maïs après chaque récolte. C’est ici l’occasion de dire merci au généreux donnateur de cette machine qui provoque la convoitise chez les voisins de Léa.
En conclusion, nous pouvons dire que la culture du maïs est très diffile. Mais les résultats à la fin d’une bonne saison valent la peine. Au Togo plus de 60% de la population active est agricole. Nous invitons à cet effet le gouvernement togolais à accompagner les agriculteurs dans leurs efforts en réduisant les pris des engrais. Car le véritable développement économique d’un pays comme le Togo dépend de ce secteur.Il est temps qu’on mette fin aux beaux discours pour entammer les actions concrètes. Chers gouvernants, le défi est déjà lancé, alors à vos marques !


Sondou du Togo

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